Le nom des accords au piano

Je fais cet article pour expliquer le nom des accords au piano. Je ne donnerai pas une liste ou un dictionnaire exhaustif et indigeste comme on peut en trouver ailleurs. Bien que cela soit parfois utile ! J’expliquerai la logique (eh oui comme d’habitude !) qui vous permettra de recomposer les accords par vous-même.

Le nom des accords au piano

Préambules : pourquoi et comment ?

Pourquoi comprendre le nom des accords au piano ?

C’est toujours la même chose : compréhension + pratique est ce qui fait le plus progresser. C’est ainsi que vous intégrerez et pourrez utiliser la logique des accords dans votre jeu. Que ce soit pour apprendre des morceaux ou pour improviser et composer.

Si vous prenez le temps d’intégrer petit à petit ces accords et le fonctionnement de cette nomenclature, vous gagnerez beaucoup en temps de travail et en liberté. Vous verrez qu’ils offrent un large panel de possibilités.

Exemples de bénéfices à connaître et comprendre le nom des accords au piano :

  • Utilisés dans la très grande majorité de vos morceaux (classiques, variété ou jazz)
  • Reconstruire facilement et rapidement un accompagnement
  • Regrouper un certain nombre de notes en quelques concepts
  • Améliore votre déchiffrage
  • Réduit votre temps de travail
  • Accélère votre mémorisation
  • Vous permet de reconstruire mentalement le morceau
  • Vous aide à donner du sens à ce que vous jouez
  • Vous contrôlez enfin ce que vous jouez, ce ne sont pas vos mains qui se baladent automatiquement sur le piano
  • Commencer à improviser et composer
  • etc.

S’entraîner à reconstruire les accords au piano à partir de leur nom

Avant de récolter les fruits, il faut investir

Ben oui car ce n’est pas magique non plus ! Et c’est aussi pour ça que je ne vous propose pas une liste comme on peut en trouver ailleurs, qui ne vous poussera pas à intégrer les accords, mais simplement à en recopier quelques uns. Ce qui ne changera rien de fondamental dans votre manière d’aborder la musique.

Il faut donc accepter de passer par un temps d’apprentissage, où vous allez reproduire et reconstruire cette logique par vous même. Vous pouvez vous servir de chansons simples pour cela, repiquer la mélodie et retrouver les accords écrits avec les explications que je vais vous donner par exemple 🙂

Jeux logiques

Vous pouvez également tout simplement vous créer de petits jeux par vous-même, en vous poussant à retrouver tel accord ou tel renversement, en en enchaînant un certain nombre, etc. Inspirez-vous de la vidéo en fin d’article par exemple.

Vous pouvez également vous servir de mon guide pour conduire votre pratique. En effet, j’ai construit un parcours autour de ce principe. Par contre, je ne détaille pas la logique de cette nomenclature. Je prends simplement quelques accords qui créent une suite à partir de laquelle j’inclue de plus en plus de liens et de possibilités pour créer des sortes de petits jeux à reconstruire au piano.

Pour en savoir plus sur ce guide, cliquez ici.

Notions déjà abordées pour bien comprendre cet article

Cet article se veut un peu plus détaillé et complexe que ceux déjà écrits sur le sujet sur ce blog.

Si jamais vous n’avez pas consulté les articles suivants, et si vous pensez ne pas être au fait du sujet traité par chacun d’eux, je vous incite à le faire pour mieux comprendre l’intégralité de cet article :

Vous pouvez bien sûr vous passer de ces lectures si ce sont des sujets que vous maîtrisez déjà 🙂

Le nom des accords au piano : logique de cette nomenclature en 6 étapes

1. La notation anglo-saxonne : LES LETTRES

Tout d’abord, rappel sur la notation anglo-saxonne qui sera utilisée dans le nom des accords au piano.

Au lieu de nommer les notes de DO à DO, les anglo-saxons utilisent les lettres de l’alphabet en partant de A qui correspond à un LA. Du point de vue sonore, on pourrait trouver ça plus logique puisque la note de référence pour accorder les instruments est justement un LA. Le reste s’explique historiquement, mais ce n’est pas le sujet 🙂

Donc, au lieu de DO RÉ MI FA SOL LA SI DO, nous allons utiliser les lettres A, B, C, D, E, F, G. Avec A = LA, B = SI, etc.

2. La base du nom des accords au piano : MAJEURS OU MINEURS ?

La logique du nom des accords au piano peut se penser comme un arbre avec plusieurs embranchements possibles. Notre tronc sera composé d’un accord majeur ou mineur. Ce sera la base à partir de laquelle nous pourrons complexifier et préciser les accords.

Nommer ces accords tout simplement majeurs ou mineurs est ultra simple. Pour un accord majeur, on utilisera la lettre qui donne son nom à l’accord. Pour un accord mineur, on ajoutera un petit “m” à la suite de cette lettre.

exemples d’accords majeurs / mineurs

Par exemple DO majeur sera écrit tout simplement “C” (puisque C fait référence au DO si vous avez bien suivi). De la même manière, Do mineur sera alors écrit “Cm”.

Le nom des accords au piano : exemples mineurs et majeurs avec C et Cm

reconstruire n’importe quel accord majeur ou mineur sur votre piano

Si vous ne savez pas à quoi correspond sur votre piano un accord majeur ou mineur, ou s’il vous reste quelques doutes parfois, je vous recommande vivement de consulter cet article.

Retrouver n’importe quel accord au piano

Dans cet article je vous explique en détails et en pratique comment reconstruire n’importe quel accord majeur ou mineur sur votre piano. Vous y apprendrez la logique de reconstruction de ces accords mais aussi des trucs pour les retrouver facilement sur votre piano.

Vous trouverez également une vidéo dans l’article où j’explique cela au clavier 🙂

Si cette étape est déjà difficile pour vous, je vous suggère de prendre le temps pour intégrer cet article et cette vidéo avant de revenir à la suite de cet article plus complet sur le sujet.

3. Le slash ou la barre oblique “/” dans le nom des accords au piano : LA BASSE

Maintenant que nous avons notre base : les lettres indicatives des notes, avec ou sans petit “m” pour indiquer nos accords majeurs ou mineurs, nous allons voir ici la notation des renversements.

Le slash ou la barre oblique “/”

Ce slash est utilisé pour préciser la basse qui sera utilisée dans la reconstruction de votre accord.

Exemple Am/C : renversement

Rappelons brièvement ce qu’est Am, même si vous devriez à ce niveau le savoir si vous avez lu l’article indiqué précédemment.

Am désigne l’accord de La mineur, composé de La, Do, et Mi.

Le slash suivi du C indique ici que notre accord de La mineur aura comme basse Do, et non pas La. Il s’agit donc d’un renversement.

Le nom des accords au piano : exemple de renversement avec Am et Am/C

En effet chaque accord peut être renversé, c’est-à-dire que l’ordre de ces notes peut changer tout en conservant le même nom. LA DO MI, DO MI LA, ou encore MI LA DO sont tous des accords de la mineur, bien qu’ils soient disposés dans un autre ordre.

Pour en savoir plus sur le sujet et mieux comprendre ce principe de renversement, je vous invite là aussi à consulter l’article détaillé que j’ai déjà écrit sur le sujet : Les accords renversés au piano.

Si vous savez déjà ce qu’est un accord renversé, vous pouvez poursuivre l’article 😉

Autre exemple Lam/G

Ici il ne s’agit pas d’un renversement puisque Sol ne fait pas partie de l’accord de La mineur. Pourtant, selon le contexte, le compositeur peut choisir d’avoir comme basse un Sol, et de conserver également les trois notes de l’accord de La mineur par-dessus.

Le nom des accords au piano : autre exemple de renversement

Importance de la BASSE

Dans cet exemple sur deux portées cette fois, vous voyez bien que l’accord clé de sol reste La mineur entre le premier et le deuxième accord.

Mais la Basse, elle, est descendue vers SOL dans le deuxième accord. Et cela pour rejoindre conjointement le FA de l’accord suivant, qui donnera un FA majeur avec les notes de clé de sol.

Voilà un exemple fréquent qui peut expliquer ce changement de basse : privilégier le mouvement conjoint d’une basse qui fera durer un accord déjà entendu en changeant juste sa basse.

Pas de “/” = pas de précision sur la basse = basse de l’accord

Lorsqu’il n’y a ni renversement, ni emprunt d’une basse étrangère à l’accord, la basse n’est pas précisée dans la notation, elle va de soi. Am = La mineur avec une basse sur La.

On dit que l’accord est à l'”état fondamental” lorsqu’il n’est pas renversé. Là aussi, ce point est expliqué plus en détail dans l’article sur les accords renversés au piano.

4. Le nom des accords au piano : LES ACCORDS DE SEPTIÈME

Voilà maintenant une nouvelle possibilité une fois que vous avez votre accord majeur ou mineur, avec une précision ou non sur sa basse.

Je vous ai parlé d’une construction à plusieurs étages. Votre accord majeur ou mineur est constitué de trois sons. Les accords de Septième vont en rajouter un. Nous allons voir comment.

Pourquoi “7” alors puisque cela fait 4 notes en tout ? Car le 7 n’indique pas le nombre de notes dans votre accord, mais la position de cette 4e note construite plusieurs étages au dessus de votre basse.

Elle se trouvera en effet à une distance de 7 notes, ou pour le dire autrement à un intervalle de 7e par rapport à la basse.

En pratique c’est très simple, il suffit de penser que vous ajouter une nouvelle tierce à votre accord majeur ou mineur. Exemple :

Do Majeur = Do Mi Sol. La Septième sera tout simplement Si.

Là où ça se complique, c’est qu’il y a plusieurs types d’accords de 7e. En fonction de la qualification précise de cet intervalle qui peut être légèrement plus petit ou plus grand, ainsi que denla nature de votre accord de base qui peut être mineur ou majeur.

Les intervalles au piano pour comprendre le nom des accords

Mais avant de voir cela, si jamais votre connaissance des intervalles n’est pas claire, et ce que je viens d’expliquer floue ou confus, je vous invite à consulter l’article détaillé que j’ai fait écrit au sujet des intervalles.

La compréhension des intervalles pour la notation et la reconstruction des accords au piano est ESSENTIELLE. Ainsi, je vous invite vivement à lire et pratiquer les conseils et explications que je donne dans cet article ainsi que dans la vidéo accompagnatrice.

Consulter l’article sur les intervalles au piano.

Si c’est déjà un sujet que vous maîtrisez, vous pouvez bien sûr poursuivre la lecture de cet article 🙂

3 types d’accord de 7e

Si vous avez lu l’article sur les intervalles au piano, vous savez maintenant qu’un intervalle de 7e peut être mineur ou majeur, à un demi-ton près.

Voici les 3 types d’accord de 7e que vous rencontrerez la très grande majorité du temps :

  • “Am7” = accord mineur + 7e mineure
  • “A7” = accord majeur + 7e mineure
  • “AMaj7” = accord majeur + 7e majeure
Trois types d'accord de 7e

Trois remarques importantes sur les accords de 7e

Première remarque : “7” sans précision désigne l’intervalle de 7e mineure

Rappelez-vous que par défaut, un accord majeur à trois sons n’est pas noté autrement que par une seule lettre. Exemple : “C” = Do majeur. Par contre, s’il est mineur, cela doit être précisé par un petit “m” : “Cm” = Do mineur.

En ce qui concerne la qualification de l’intervalle de 7e, c’est l’inverse ! Lorsque rien n’est précisé le concernant, il est mineur. Par contre, pour qu’il soit majeur, il doit être précédé d’un “Maj” : CMaj7 = Do majeur avec 7e majeure.

Deuxième remarque : il n’y a pas d’accord mineur avec 7e majeure.

Dans la pratique tout est possible, et donc il peut arriver. Mais cela est très rare et peu utile donc vous pouvez tout simplement le mettre de côté.

Troisième remarque : les accords de “dominante”

Vous avez peut-être déjà entendu ce terme. Je l’expliquerai dans un autre article lorsque je parlerai d’avantage des degrés et de l’harmonisation des gammes.

En gros il s’agira d’inclure cette logique d’accords dans un système plus vaste qui donne un rôle à chacun en fonction du contexte et permet de mieux expliquer les règles de composition.

Retenez simplement que l’accord “7” tel que “A7” par exemple, est aussi appelé accord de dominante. C’est donc celui constitué par un accord majeur + une septième mineure.

Renversements et Basse

Tout ce qui concerne les renversements, l’utilisation du slash “/” et les changements de basse que nous avons vu plus haut valent également pour les accords de 7e. C’est exactement le même fonctionnement.

5. Les autres intervalles

Le nom des accords au piano : les 9e, 11e et 13e

Ces intervalles sont en général à superposer sur des accords “7” dit de dominantes. Mais ils peuvent aussi s’inscrire dans un accord mineur.

De toute les manières, ils poursuivent la même logique de construction en étage, la même logique de nomenclature et la même logique d’intervalle.

Concrètement, pour ajouter une 9e, il faudra donc ajouter l’intervalle de 9e en fonction de la basse fondamentale à l’accord.

Exemple : A9

Les accords de 9e construits par-dessus les 7e

Première remarque : la construction en étage sur l’accord de 7e (de dominante)

Rappelez-vous : les intervalles supérieurs aux 7e se construisent par-dessus ces accords de 7e (très souvent de dominantes). Ainsi dans l’exemple précédent nous n’avons pas besoin de préciser la présence d’une 7e, il suffit de noter “A9”.

En revanche, si l’on veut construire cette 9e par-dessus un accord de 7e mineure (7e mineure + accord mineur), alors on précisera : “Am9”.

Deuxième remarque : le nom des accords est basé sur les intervalles par rapport à la basse à l’état fondamental

TRÈS IMPORTANT. La dénomination des accords par rapport aux intervalles se fait théoriquement sur l’accord “normal”, sans renversement, à l’état fondamental.

Le renversement ne fait que changer la note la plus grave. Toutes les autre notes qui constituent l’accord ne sont pas changées lors d’un renversement.

Seul leur ordre ou leur disposition peut varier. C’est ce que l’on appelle l’arrangement.

Ainsi, peu importe quelle basse on choisit de mettre, les intervalles qui composent l’accord de A9 resteront les mêmes :

  • tierce (majeure) = Do#
  • quinte (juste) = Mi
  • septième (mineure) = Sol
  • neuvième (majeure) = Si

D’autres intervalles

D’autres intervalles peuvent être rajoutées à votre base, comme des sixtes par exemple (notées “6”).

Vous pouvez aussi rencontrez des intervalles altérés. Par exemple #5. Dans ce cas, la quinte est “diésée” tout simplement, c’est-à-dire augmentée d’un demi-ton, etc.

Exemples :

Dans le premier accord, “C6“, j’ai conservé la base “C” constitué de DO MI SOL puis ajouté la Sixte (La).

Pour le deuxième accord, j’ai ajouté ma septième mineure à mon accord majeure (“C7“). Puis j’ai altéré ma quinte (#5) qui est devenue dièse (=Sol dièse).

Dans le troisième accord, j’ai simplement utilisé ma base indiquée parC” (DO MI SOL) et altéré ma quinte (b5) qui est devenue bémol (=Sol bémol).

Il existe d’autres exemples de combinaisons d’intervalles, mais les principales sont là.

6. La disposition des notes : “l’arrangement”

Pour certaines raisons d’équilibre sonore, comme celle par exemple liée à la construction en étages des accords de 7e, puis 9e, puis 11e et enfin 13e ! On choisit parfois de ne pas jouer toutes les notes d’un accord. On va alors sélectionner celles qui seront les plus caractéristiques de notre accord.

Il existe certaines “règles” d’arrangement pour sélectionner ces notes, mais je ne vais pas en parler ici. Je ne pense pas que cela soit indispensable pour l’intérêt que je donne aux accords jusque là.

Le plus important est que vous en compreniez la logique. Vous pouvez choisir la disposition selon votre goût tout simplement, et par expérience. Il n’y a rien d’interdit, c’est vous qui décidez 🙂 Il faut juste bien comprendre la logique pour cela.

L’intérêt principal de la connaissance du nom des accords au piano est selon moi de regrouper les notes dans une certaine logique. C’est ce qui vous permettra de résumer vos accompagnement dans vos morceaux et créer de véritables puzzles logiques sur votre clavier, visuellement.

Prenez déjà le temps de pratiquer et intégrer chacune des étapes de cet article suffisamment long et complexe, surtout pour ceux qui ne sont pas habitués aux accords.

Notons cependant deux points principaux liés à l’arrangement.

Exclure et choisir certaines notes

Comme je l’ai dit plus haut, dans le cas de certains accords et dans certains contextes, on peut privilégier de ne jouer qu’une partie des notes d’un accord. Cela est d’autant plus vrai lorsque cet accord est constitué de nombreux étages, mais cela peut tout à fait arriver dans des contextes plus simples.

Dans le premier cas “A9” est recomposé avec toutes les notes, de bas en haut. Dans le deuxième cas, la basse est restée la même, mais l’ordre des notes a changé, et j’ai enlevé le MI (la quinte).

A noter que dans le cas d’une épuration du nombre de notes, on enlève souvent la quinte, qui est entendue naturellement par notre oreille. C’est comme si on remplaçait le vide créée inconsciemment. C’est celle qui “colore” le moins l’accord, et qui donc a le moins besoin d’être entendue “matériellement” si je puis dire.

Dans le troisième accord ici c’est différent. Il ne s’agit pas du nombre de note et en plus c’est la tierce de l’accord et non la quinte que j’ai enlevé. Cela peut arriver en fonction du contexte harmonique et musical, et de l’objectif du compositeur. Dans ce cas, la reconstruction ‘”théorique” de l’accord de Do majeur se fera selon le contexte.

Encore une fois, ce n’est pas très important de respecter toutes ces règles à la lettre, surtout qu’elles sont interprétables. Voyez les plutôt comme des outils mis à votre disposition pour construire et reconstruire une certaine logique.

L’important n’est pas de savoir si vous êtes dans la vérité mais de créer un sens qui relie les éléments entre eux. Et ainsi petit à petit vous verrez s’organiser de plus en plus de choses, sur la partition, sur votre clavier, dans votre tête, et sous vos doigts 😉

Disposer les notes d’un accord sur l’espace de votre clavier

Dernier point qui peut sembler évident mais que je voudrais préciser avant de clore cet article : la disposition des notes d’un accord.

Sans même reparler de renversement ni même de note en moins sous-entendue, un simple accord majeur ou mineur (et donc tous les autres également) peut être disposé de bien des façons sur l’étendue de votre clavier sans pour autant changer de nom (ni de nature donc).

Vous voyez ici trois accords de Do Majeur (notés donc tous “C”) qui pourtant ne jouent pas la même disposition de ses 3 notes.

Tant que je garde DO MI SOL, et que ma basse est bien DO, toutes ces dispositions et bien d’autres peuvent se nommer “C”.

Et c’est là un exemple de la magie et l’énorme gain de pensée que permettent les accords. A condition bien sûr de pouvoir rapprocher leur nom et leur logique de leur visualisation au clavier (ainsi que sur la partition).

Voilà pourquoi il faut pratiquer la reconstruction logique de ces accords directement sur votre piano, comme je le propose et le montre déjà dans les 3 articles connexes mentionnés plus hauts, ainsi que dans mon guide 🙂

Allez pour finir, encore 3 possibilité d’arrangement de ce simple accord de Do majeur que vous pourrez réduire simplement dans votre pensée :

Remarquez que j’ai volontairement supprimé mes notes en clé de Sol. C’est pour simplifier les choses et penser les accords pour l’accompagnement main gauche. La clé de sol jouera la mélodie main droite.

En réalité la mélodie entre également dans l’harmonie bien sûr. Mais cela complexifierait les choses pour rien, en quelques sortes. A moins que vous souhaitiez analyser une fugue de Bach ou parler de contrepoints. Mais là, on serait un peu hors-sujet en effet.

Ces trois mesures main gauche sont toutes trois réductibles à l’accord “C”. Elles sont des arrangements de l’accord de Do majeur transformés en accompagnement selon un schéma, une “logique de dessin” cette fois : un arpège, une basse et des accords, ou simplement des noires égrenant l’accord.

Conclusion et exemple d’application

Un article complet et sommaire en même temps

J’espère avoir été suffisamment clair et exhaustif pour vous permettre d’avoir une vision d’ensemble des accords qui vous permet de reconstruire la très grande majorité des accords que vous pouvez trouver dans vos morceaux, peu importe leur genre.

Je n’ai pas souhaité rentré dans trop de détails théoriques et contextuels pour ne pas alourdir le propos et surtout resté focus sur l’objectif principal : constituer des outils logiques et visuels pour votre jeu au piano et votre mémorisation.

Il est évident que si tout cela est nouveau pour vous, il vous faudra y revenir un certain nombre de fois, et je le redis, pratiquer chaque étape pour réellement l’intégrer avant de passer à la suivante.

N’hésitez pas à réagir en commentaire ou à m’écrire pour me demander plus de précision ou d’explication sur l’un des points abordés ou même omis.

Exemple d’application

Comme je l’ai mentionné dès le début de l’article, et par moment dans son corps, les bénéfices de l’utilisation des accords sont nombreux !

Cependant, comme j’ai récemment créée une improvisation très simple que vous pourriez adapter et travailler, à partir de deux accords de 9e et de quelques renversements. Je me suis dit que cela pouvait être intéressant de la poster ici.

Sachez qu’elle est également sur ma chaîne Youtube, sur laquelle je vous invite à vous abonner si vous voulez suivre les explications vidéos que je fait régulièrement de certains points, ainsi que les morceaux enregistrés partagés 🙂

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